DIAR EL MAHCOUL-DIAR ESSADA
Diar Essaâda (la cité du bonheur), une cité qui s’ouvre sur la Méditerranée tout comme sa sœur jumelle Diar El Mahçoul ou encore la cité Climat-de-France, toutes conçues par l’architecte français Fernand Pouillon.
Diar Essaâda, cité de conception moderne pour l'époque (1950), a été construite en moins d’un an sur le chemin des Crêtes. Les travaux de terrassement avaient débuté le 4 août 1953 et la cité fut livrée en novembre 1954. Ce terrain s’appelait la ferme Juan et servait dans le passé de terrain de jeux aux enfants qui y chassaient les chardonnerets, les serins cinis et les verderons à la glu et au filet.
Diar Essaâda
La première pierre (elle pesait 2 tonnes) fut posée à la Redoute à l’angle de la rue Catinat et du chemin Abdelkader, en présence du maire Jacques Chevallier (succédant à Pierre René Gazagne). Etaient présents également les conseillers municipaux de la ville d’Alger et l’architecte Fernand Pouillon qui avait rénové le vieux port de Marseille et auquel le maire fait appel pour la concrétisation de ce projet. Sur un terrain de 8ha furent réalisés 732 logements ultramodernes, complètement équipés (réfrigérateur, cuisinière, salle de bains, chauffage central), des locaux commerciaux, un marché, deux écoles (l’une de filles, l’autre de garçons regroupant au total 1 400 élèves), un garage d’une capacité d’accueil de 400 voitures, des structures sportives... La Cascade, le bassin des Dauphins, la place des Palmiers, la tour aux Totems, la Colonnade, la place Porte-de-la-mer, le Belvédère des arcades faisaient aussi partie de cette cité. Les pierres utilisées pour la construction (de couleur crème) furent transportées par cargo à partir des carrières provençales de Fondvieille (sud de la France). Les habitants les surnommaient «les pierres qui pleurent» en raison de l'eau qu’elles rejettent après absorption. Afin de faire face à la démographie galopante, le nouveau maire, Chevallier, lança un vaste programme de construction de logements sociaux.
Diar El-Mahçoul
Outre Diar Essaâda, une autre cité jumelle, Diar El-Mahçoul (quartier de l’abondance ou la cité de la promesse tenue), fut construite à proximité de la première et livrée en octobre 1955. Cette cité comprenait 1 550 logements dont une cité «simple confort» (conçue pour les Algériens) et «une cité confort normal» destinée exclusivement aux Européens. Bâtie sur une superficie de 12 ha, la cité Diar El-Mahçoul incluait également une mosquée, un centre de soins, une poste, un bloc scolaire, une mairie annexe... ainsi qu'un téléphérique pour relier les deux citées.
Le téléphérique
Inauguré en février 1956, ce téléphérique se composait de deux cabines circulant en va-et-vient et pouvant transporter 30 passagers, à une vitesse de 23,4 km/h (76 secondes pour un trajet entre les deux stations extrêmes). Certains jours, plus de 10 000 personnes l’empruntaient pour rejoindre le plateau Sésini à partir de Belcourt, ou l’inverse.
5/10 sur 23 votes
Sélectionnez une note dans le menu déroulant.
Créer un site internet gratuit avec E-monsite.com
- Signaler un contenu illicite
- Voir d'autres sites dans la catégorie Communauté Virtuelle
Videos Droles
- Clips musique
- Cours création de site web